Ce que l'on dit n'est jamais
en accord parfait
avec ce que l'on pense,
et ce quel'on pense
n'est qu'un trouble reflet
de ce que l'on ressent.
Il n'y a pas de bien pensant.
Il n'y a pas de bien disant.
Publié par dupilet à 13:21:58 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
J'habitais un village,
A vingt lieues de Paris.
Je vivais comme un sage,
Loin du monde et du bruit.
Et puis,
Vous êt's entrée dans ma vie.
C'était un soir d'orage.
Il pleuvait à torrents.
Après un dérapage,
Votre traction avant
Avait
Avait versé
Au fossé.
Vous cherchiez un garage;
Il n'y en avait pas.
Alors, perdant courage,
Vous avez sonné chez moi.
Chez moi!
La bonne idée que voilà!
C'est dans mon ermitage
Que vous avez trouvé
Le gîte, le potage,
Et de quoi vous réchauffer.
Hé hé...
Et de quoi vous réchauffer.
Publié par dupilet à 10:07:30 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Ma quintessence à moi, c'est pas de la gnognote,
Disait un vieux clochard à une mendigote.
Ma quintessence à moi, c'est pas de la bibine,
Je suis sans foi ni loi, et j'aime ma débine.
Autrefois j'étais beau comme un coq d'élevage.
J'étais sapé comme un mannequin d'étalage.
Aujourd'hui je suis vieux, et ne paie pas de mine,
Mais je suis enfin libre: au diable les combines!
Aujourd'ui je suis libre, et j'aime ma débine.
Publié par dupilet à 10:25:04 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Je l'ai dit et je le répète:
Celui-là est un vrai poète.
La preuve en est, irréfutable:
Je n'entends rien à ses vocables.
Publié par dupilet à 09:00:41 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Je l'ai rencontré dans la gare.
Je le retrouve sur le quai.
Il porte une cravate noire:
Ce n'est pas gai.
Il regarde avec insistance
La pointe de ses gros souliers,
Puis il bat du pied en cadence.
Je vois c'que c'est:
T'as des ennuis dans ta famille,
Ou bien tu cherches du boulot.
Et dans ton pardessus qui brille,
Tu n'as pas chaud.
Sur le quai, on s'agite.
On s'embrasse, on se quitte.
Le train vient d'arriver:
En voitur', s'il vous plaît!
Le temps d'empoigner ma valise,
Et mon voyageur malheureux
Est transformé
-Quelle surprise!-
En amoureux.
Il venait chercher à la gare
La demoiselle de son coeur.
Ce n'est pas une sombre histoire,
Ah! quel bonheur!
Et moi, dans le train qui m'emporte,
Je les regarde s"éloigner.
Je pense à celle qui est morte,
Et que j'aimais.
N.B. Textes illustrés sur site Lire & récréer,
rubrique "Poésie", "Chez Léon".
Publié par dupilet à 09:55:28 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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