C'était un tout petit hôtel.
Il s'appelait Le Bagatel.
Les amoureux de jour
Venaient y faire un tour
Lorsque ceux de la nuit
Etaient partis.
Ainsi les deux clients assis non loin de moi.
Un garçon vint à eux: « Pour vous, qu'est c' que ce s'ra? »
La bouche en cœur de poule, et d'une voix suave,
La femme commanda un jus de betterave
Et l'homme, sans pouvoir dissimuler son trouble,
Demanda un viagra, un viagra double.
Publié par dupilet à 13:14:09 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Quand j'aurai cent ans,
Je prendrai le temps,
Je prendrai le temps de vivre
Encor un quart d'heure
Pour goûter à ce qui enivre:
Un parfum de fleur,
Ou bien la douceur
D'un pleur.
Et ne pas mourir sans chanter à la ronde,
Et ne pas mourir sans dire à tout le monde:
Non à ce qui est vain,
Et vive le bon vin!
Quand j'aurai cent ans,
Je prendrai le temps,
Je prendrai le temps de vivre
Encor un quart d'heure
Pour goûter à ce qui enivre:
Un parfum de fleur,
Ou bien la douceur
D'un pleur.
Publié par dupilet à 13:11:02 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Il avait un ancêtre preux.
- Il n'en était pas malheureux -.
Quelques siècles plus tard,
Un aïeul plus ou moins bâtard
Pourfendait à grands coups d'épée
Des Infidèles à saint Tropez.
C'était trop peu pour que l'Histoire
Retienne ces moments de gloire.
Il fallut plus d'un millénaire
Pour qu'un de ces héréditaires
Découvre l'art et la manière
De trancher dans le lard, de trancher dans les chairs
En s'adonnant au beau métier
- Au beau métier de charcutier -.
Publié par dupilet à 13:08:34 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Celui qui souffre d'un calcul
Mal placé dans la vésicule
Ou qu'un vilain caillou rénal
Fait grimacer tant il a mal
Peut penser à l'huître perlière
A celle qui par vertu singulière
Polit sans plus de douleur que d'effort
Une manière de trésor
Mais il n'envie pas l'huître pour autant
Il préfère être un homme et souffrir son content.
Publié par dupilet à 13:03:49 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le parce que du pourquoi
N'est pas toujours évident.
Une flèche du carquois
Ne va pas forcément dans
La cible de Vérité
Peut-on en douter ?
Publié par dupilet à 12:47:27 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| >>
Depuis le 02-06-2008 :
88827 visiteurs
Depuis le début du mois :
1791 visiteurs
Billets :
254 billets
Commentaires