Dans le jardin d'mon père,y'avait une fourmi
Qui allait, solitaire, en maudissant la vie.
Dans le jardin d'mon père, arrive un canari
Qui, sans plus de manière,avale la fourmi.
Mais un chat de gouttière, à ce moment bondit
Afin de satisfaire un solide appétit,
Et le chat de gouttière gobe le canari.
Dans le jardin d'mon père, le chat s'est endormi
Sans faire sa prière; tant pis, tant pis pour lui
Car, pendant qu'il digère, le grand loup s'en saisit.
C'est alors que mon père, revenant au logis,
Etend le loup par terre d'un seul coup de fusil.
Puis il prend son couteau,
Il met le loup sur le dos,
Il lui ouvre la bedaine,
Et il y trouve sans peine
Le chat qu'il ouvre aussitôt.
Pour trouver le p'tit oiseau.
En ouvrant le canari,
Il retrouve enfin la fourmi
Qui gentiment lui dit: "Merci."
Dans le jardin d'mon père, on entend la fourmi
Chanter d'une voix claire le bonheur d'être en vie (bis)
*
- Dès qu'il m'aperçut, Boris Vian pointa un doigt
vers moi: "La fourmi, c'est vous?"
Nous avons tout de suite sympathisé.
Publié par dupilet à 09:22:22 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Toc!
Les gouttes d'eau frappent aux carreaux,
La cuisine éclate en sanglots,
Les vitres pleurent à longues larmes.
Clac!
On est pressé: les portes claquent,
Les pieds dans les flaques font flic flac;
C'est fou, c'que la pluie a de charme.
Comme l'hirondelle
Happe un moucheron,
En passant, je hèle
Un air de chanson.
Oh oh!
Un flic siffle son concerto;
Un canari fait son cui-cui.
Qu'est-ce que c'est joli!
Les bruits de la ville,
Les bruits de chez nous,
Accourent, dociles,
A nos rendez-vous.
Leurs voix familières
Chantent dns nos coeurs
Les joies de la terre
Et le goût du bonheur.
Oh oh oh!
Un coq s'écrie: cocorico!
Un autre bégaie en écho
Coco, coco, et puis s'arrête.
Rrrrococo!
Tourterelles et tourtereaux
Roucoulent l'éternel duo
De Roméo et de Juliette.
Tout autour du monde,
Les sons et les bruits
Chantent à la ronde
L'amour et la vie.
Toc toc.
Quelqu'un a frappé à ma porte.
Je ne sais pas qui, mais qu'importe?
Pourvu qu'on toque,
Toc toc.
*
Yves Montand n'a pas pris TOC:"Je veux
pas avoir l'air d'imiter Trénet!"
Publié par dupilet à 20:22:03 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Quand un mouton lui disait "mê",
Renard répondait: "il n'y a pas de mais".
N'en déplaise au cher Jules
- Dont je suis un émule -,
Il n'est pas de mouton sans mê.
Mais le bon maître aimait à plaisanter:
Il savait, en réalité,
Que le mê se module de bien des manières,
Que le mê du mouton amoureux
N'est pas le mê du mouton en colère.
Quant à celui du mouton malheureux,
Dirai-je qu'il me désespère?
Beaucoup moins cependant
Que celui qu'on entend
Quand le mouton bêlant voit, tremblant de terreur,
Approcher le couteau du sacrificateur.
NOTA BENE: cliquer sur CD
Publié par dupilet à 13:10:35 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
- Point n'est besoin d'être grand clerc
Pour dire que, sur cette terre,
Il n'est de salut pour personne;
Qu'il faut partir quand l'heure sonne,
Qu'ici-bas rien ne dure,
Et qu'il serait contre nature
De ne pas mourir.
- Ici-bas, viens-tu de dire?
Mais là-haut?
- Là-haut? ah! là-haut!...
Publié par dupilet à 12:51:29 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
(sur l'air d' After youv' gone)
Quand tu es là, la vie est belle.
Quand tu es là, tout étincelle :
J'ai le cœur
En ardeur
Et chaque instant est un instant de bonheur
Quand tu t'en vas,
C'est autre chose;
Quand tu t'en vas,
Je suis morose.
Puis tu reviens : tout se métamorphose;
Je ne vois plus la vie en gris, mais en rose.
Et je me sens
Heureux à cent pour cent.
Publié par dupilet à 21:31:29 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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