.
Dans la mer bleue du ciel,
De longs nuages noirs
Plus longs que les plus longs bateaux
Filent dans l'air et fendent l'eau
Dans la mer bleue du ciel,
De longs nuages noirs
Filent dans l'air et fendent l'eau,
A la poursuite du soleil.
Et moi, sur le bord de la terre,
Je rêve aux lointains horizons;
A des pays pleins de lumière,
Où le bonheur est de saison.
Dans une prairie verte
De l'herbe de l'été,
J'ai vogué à la découverte
De ces rivages enchantés.
Sur la barque du rêve,
Longtemps j'ai navigué
Sans découvrir la moindre grève,
Lorsque,soudain, je m'éveillai.
La nui, si douce aux solitaires,
M'a pris calmement par le bras.
Mon corps était resté sur terre;
La nuit l'a ramené chez moi.
Publié par dupilet à 13:21:55 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Un Montesquieu à l'oeil perçant
Faisait dire à un Parisien:
Comment peut-on être Persan?
C'était sévère.
Comment peut-on être Chinois?
Et se nourrir avec du chien?
Jappait un petit pékinois
A sa mémère.
Comment peut-on être Esquimau?
Demandait un vieil Ivoirien
Qui vivait dans un pays chaud,
A la pépère.
Publié par dupilet à 11:02:23 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le monde a sa médaille d'or:
C'est la lune, la lune qui repose
Dans le plus somptueux décor;
C'est la lune qui brille au dehors.
Sur le coussin bleu de la nuit,
Le plus grand de tous les lapidaires,
Le maître en diamanterie
A posé les étoiles jolies.
O lune, pièce d'or,
Toi qui es mon amie,
Laisse-moi dire encor
Que ta triste effigie
Est à l'image de la vie:
Tu ne pouvais mieux figurer notre sort.
Le monde a sa médaille d'or:
C'est la lune, la lune qui repose
Dans le plus somptueux décor;
C'est la lune qui brille au dehors.
NOTA BENE: cliquer sur CD
Publié par dupilet à 09:10:11 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
On est bien dans un lit, dit le convalescent:
On peut rêver à Syracuse,
A Venise, à Mont-de-Marsan,
Aux paysages du Vaucluse.
On peut penser à une Rose
- Une Rose à l'r majuscule -,
A une Rose portant rose
- Portant rose à l'r minuscule -.
Non, la vie n'est pas si méchante,
Et l'on peut bénir à deux mains
Le Ciel d'avoir encor des lendemains
Qui chantent
Publié par dupilet à 15:40:18 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le vent du Nord emporte tout sur son passage:
Des feuilles fanées,
Une cheminée,
Les tuiles d'un toit.
Le vent du Nord emporte même, dans sa rage,
Quelques chapeaux par-ci par-là.
Je me demande quelquefois s'il fait justice
Auprès des vaniteux, auprès des fats,
Et j'imagine que, dans l'oreille, il leur glisse:
" Chapeau bas, messieurs, chapeau bas!"
Le vent du Nord n'aurait-il pas d'autres pratiques?
Un assassin,
Le front serein,
- Peut-être toi? -
Recevrait sur la tête une maîtresse brique,
Et le vent dirait: "souviens-toi"
Mais ma fenêtre s'ouvre dans un fracas terrible.
Qu'y a-t-il? je ne comprends pas...
Le vent du Nord est reparti; tout est tranquille.
Tout, mais pas moi,
Pas moi.
*
- Celle-là, je la prends, me dit Patachou.
Ce n'est pas mon genre, mais je la prends.
Vous ne l'avez montrée à personne?
- C'est à dire...
- Alors, je ne la prends pas
- Mais...
- Non: je ne la prends pas.
Et je suis reparti, la guitare basse.
Publié par dupilet à 11:16:57 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| >>
Depuis le 02-06-2008 :
88827 visiteurs
Depuis le début du mois :
1791 visiteurs
Billets :
254 billets
Commentaires