Laurent n'a d'yeux que pout Yvette,
Et Yvette ne voit qu'Alain.
Alain en pince pour Claudette,
Et Claudette aime Sébastien.
Sébastien en tient pour Nadine,
Et Nadine a pour Ferdinand
Une affection non anodine.
Mais Ferdinand brûle ardemment
Pour une certaine Constance,
Une Constance bien nommée car elle pense
A celui qui demeure encor
Cher à son coeur, bien qu'il soit mort.
Publié par dupilet à 17:20:45 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (4) | Permaliens
Pompon est un lapin d'appartement.
On prend soin de lui grandement.
En matière de nourriture,
Rien ne lui fait défaut, il a bonne pâture.
Et pourtant, et pourtant,
Pompon n'est pas content
Car il a toujours dans la tête
Un vieux rêve de ciboulettes.
C'est comme pour le sentiment:
Pompon n'est pas en peine de maman.
On le caresse, on le dorlote,
On le chouchoute, on le bécote.
Et pourtant, et pourtant,
Pompon n'est pas content
Car il a toujours dans la tête
Un vieux rêve de pomponettes.
- Pomponette: comme j'hésitais entre le singulier et le pluriel,
Catherine s'est exclamée: "Le pluriel! le pluriel! n'oublions pas
que Pompon est un lapin!".
Publié par dupilet à 09:56:57 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le voeu de chasteté,
Quand il est rigoureusement respecté,
Entraîne - on le constate -
De sérieux ennuis avec la prostate.
Le curé qui ne devient pas prostatique
Est celui qui, en bonne logique,
N'a jamais cessé d'éprouver, entre deux messes,
L'impérieux besoin d'aller à confesse.
Incontinence et pénitence
Sont les deux mots auxquels je pense
Publié par dupilet à 09:29:15 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Etre espéré est agréable,
Mais c'est aussi inquiétant
Car peut-on être assuré d'être aussi aimable,
Aussi seyant qu'auparavant?
Publié par dupilet à 09:18:34 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Minette était une chatte angora.
On l'admirait pour son pelage
Et pour son air un peu sauvage,
Mais elle avait surtout une aura
Qui nous rendait fous,
Nous, les matous.
Minette avait trois amoureux fervents,
Trois soupirants:
Un chat persan
Resplendissant,
Un siamois de bon aloi
Et moi, l'humble habitant des toits.
Le persan et le siamois
Eurent tôt fait d'être éconduits,
Et ce fut moi, oui, pourquoi moi?
Et ce fut moi qui fus choisi.
Je n'en revenais pas, et j'ai dit à Minette
A quel point j'étais paf d'avoir fait sa conquête,
Moi qui descends tout droit d'une vieille gouttière!
Elle m'a miaulé: "les autres sont vulgaires".
Publié par dupilet à 13:31:06 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (2) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| >>
Depuis le 02-06-2008 :
88827 visiteurs
Depuis le début du mois :
1791 visiteurs
Billets :
254 billets
Commentaires