Comme c'est beau, un cochon rose!
Dit un poète émerveillé.
Moi, ça ne me dit pas grand-chose,
Affirme un riche quincaillier.
Et moi, dit un petit garçon,
C'que z'aim' dans l'coçon,
C'est son saucisson.
Publié par dupilet à 16:34:14 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Pendant que les pendus se réveillent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,
Vont cueillir la petite fleur.
A coups d'oeillades assassines,
Ils réduisent à leur merci
Les jolis gueuses, les concubines,
Les veuves de ceux qu'ils ont occis.
Pendant que les pendus se réveillent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,
Vont cueillir la petite fleur.
Mais voilà que ces tortionnaires
Veulent à tout prix convoler,
Et devant les curés et les maires,
Ils se passent la corde au collet.
Pendant que les pendus se prélassent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, sur terre, ont pris leur place.
Plaignons les pauvres bourreaux des coeurs.
Publié par dupilet à 11:31:10 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
" Was! fous afez fait fic-fic tans mon lazarett!"
L'infirmière et le soldat n'étaient pas à la fête.
Pendant que l'herr doktor exhalait sa fureur,
L'homme avait un sourire un rien provocateur
Les coupables attendaient que l'orage s'apaise.
L'Allemand, à la fin, se leva de sa chaise.
Il dit à l'infirmière de sortir,
Puis il regarda le prisonnier français
Qui fut tout stupéfait:
On répondait à son sourire!
Publié par dupilet à 11:32:18 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Tant qu'il n'a pas pondu,
Le poète est tout à son oeuf.
Et ça le travaille, et ça le travaille!
Ca le travaille agréablement, mais ça le travaille.
Et quand il a pondu son oeuf,
Rendu au terre à terre de son quotidien,
Qu'est-ce qu'il dit?
Qu'est-ce qu'il dit?
Il dit:"qu'est-ce qu'on mange, à midi?".
Publié par dupilet à 11:15:44 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Les hirondelles
A tire d'aile
Sillonnent le ciel bleu
- quel spectacle merveilleux! -
Sur la rivière
En un éclair
Un poisson saute en l'air
- Il prend un bain de lumière -
Dans le sous-bois
Entaché de soleil
La coccinelle
En robe à pois
Sommeille
Mais quel émoi
Lorsque je vois
Ton si joli minois
- Le beau minois que voilà -
Un écureuil
D'un saut d'un seul
S'en prend au noisetier
- L'hiver est vite arrivé! -
Une jument
Hume le vent
Et presse le mouv'ment
- Le picotin n'est pas loin! -
Un limaçon
Moulé dans son cal'çon
Gravit le chêne
En moins d'une semaine
Mais aucun d'eux
Aucun d'eux n'peut
Aller plus vit' que nous
Lorsque le coeur gonflé de rêves fous
Nous allons à nos rendez-vous
- A nos rendez-vous! -
Publié par dupilet à 10:17:46 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
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