La semaine
Qui s'amène
Avec ses joies et ses peines
M'apportera-t-elle enfin l'amour?
Le bel amour, le fol amour!
J'ai beau faire
Des prières
A tous les saints de la terre,
Saint-Amand, et mêm' Saint-Valentin
Se soucient peu de mon destin.
Je m'demande
Si l'offrande
De mes cierges en suif
N'a pas un effet dissuasif.
Dieu le Père,
Je l'espère,
Montrera son savoir-faire
En me procurant, au plus pressé,
Une âme soeur dans un corset.
Publié par dupilet à 13:59:53 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
De tout temps et en tous lieux
On joue toujours les mêmes jeux:
Jeux de l'amour et du hasard;
On va, on court,
On vient, on part...
On part à l'aventure:
A cheval, en voiture,
A grands pas ou à la papa.
Ca dure autant que ça dure,
Mais ça ne perdure pas.
Publié par dupilet à 11:35:51 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Tout est nouveau, quand on s'éveille.
Tout est nouveau, et tout est beau.
Tout est plus simple que la veille,
Lorsque l'on suait sang et eau
Pour trouver une rime en "eille",
Pour trouver une rime en "o".
On est heureux, quand on s'éveille,
D'avoir, au lit, un croissant chaud.
N.B. Poésies illustrées sur site "Lire et recréer",
rubriqe Poésies, "Chez Léon"
Publié par dupilet à 13:33:07 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
madrigal incongru
Quand je vois le Mont Blanc,je vois ta dent de lait,
Celle qui branle un peu au bord de ton palais,
Celle qui t'a rendu tant de loyaux services
En mordant dans le lard et dans le pain d'épices.
Lorsque je vois, du Kamtchtka, la péninsule,
C'est ton nez que je vois, ma chère et tendre Ursule,
Ce nez propre à humer avec délectation
Le fumet prononcé de tes préparations.
Quand je vois l'éléphant agiter ses oreilles,
Je me dis: "Tiens! voilà ma vieille!"
Et quand Lune apparaît tout au-dessus des toits,
Je ne vois plus que toi, je ne vois plus que toi!
Publié par dupilet à 13:11:40 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Pour garnir mon bas de laine
J'ai demandé à Verlaine
De me céder quelques vers
Troussés de belle manière.
Lorsque j'ai parlé de prix,
Il a froncé les sourcils:
"Sachez, monsieur, qu'un poète
Ne vend pas ses odelettes
Comme on vend des andouillettes.
Je vois que vos vers sont de sept;
C'est bien de suivre ma recette,
Mais je l'ai dit et le répète:
Il ne sied guère que l'on mette
Trop de pieds dans la chaussette."
Publié par dupilet à 13:23:04 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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