J'ai des amis
A Miami
Et des petits
En Haïti.
J'ai des poteaux
A Toronto:
C'est beau!
Des connaissanc's
- Ah! quelle chance! -
A Fort-de-France
Et à Valence,
Des bons copains,
Même à Pékin:
C'est bien!
Je n'en ai pas
Près de chez moi,
Mais ça viendra,
Je n'm'en fais pas,
Et ce jour-là,
Y'aura d'la joie
Chez moi
Non, j'n'en ai pas
Près de chez moi,
Mais ça viendra
Et, croyez-moi,
Oui, ce jour-là,
Y'aura d'la joie
Chez moi.
ALLELUYA!
Et des copains,
Même à Pékin,
C'est bien.
Publié par dupilet à 09:47:20 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Ce chien-là n'était pas méchant.
Il ne prenait pas, comme bien des gens,
Il ne prenait pas un air féroce
Quand on s'approchait de son os.
Il gémissait seulement doucement,
Doucement, tristement.
Ce n'était pas non plus un chien couchant.
Il ne prenait pas, comme bien des gens,
Il ne prenait pas un air servile
Devant un maître ou un édile.
Il gémissait seulement doucement,
Doucement, tristement.
Et puis, ayant porté sa croix,
Il rendit l'âme...à qui de droit.
Publié par dupilet à 09:36:08 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Il y avait un pommier
-Un pommier à six branches-.
Il y avait un pommier
Aux six branches bien dressées.
Chaque branche du pommier
S'ornait d'une fleur blanche.
Chaque branche du pommier
S'ornait d'une fleur d'été.
Un beau merle endimanché
Sifflait sur chaque branche.
Un beau merle endimanché
Sifflait pour sa fleur d'été.
Six chasseurs sont arrivés,
Le fusil à la manche.
Six chasseurs sont arrivés,
Le fusil prêt à tirer.
Six coups de feu ont claqué
Dans l'air pur du dimanche.
Six coups de feu ont claqué
Dans l'air pur du bel été.
Les chanteurs avaient filé
Dans l'air pur du dimanche.
Les chanteurs avaient filé
A temps pour être sauvés.
Quand le danger fut passé,
Revinrent à leur branche.
Quand le danger fut passé,
Revinrent à leur pommier.
Mais, hélas, il n'y avait
Plus de fleurs sur les branches.
Mais, hélas, il n'y avait
Plus de fleurs sur le pommier.
Et depuis ce jour d'été,
Depuis ce beau dimanche,
Et depuis ce jour d'été,
Les six merles sont muets
N.B. Poésies illustrées sur site "Lire et recréer"
- rubrique "Poésies" ("Chez Léon") - .
Publié par dupilet à 09:37:41 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le fondateur de la Sorbonne
Portait le beau nom de Sorbon.
S'il s'était nommé Tartempion,
On entendrait quelque championne
De badminton ou de morpion
Susurrer avec componction:
"Lorsque j'étais en Tartempione..."
Publié par dupilet à 11:09:50 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le bonheur chante un peu partout:
Sous les toits,
Dans les bois,
Par les plaines.
Il est de tous les rendez-vous
Des heureux
Qui, par deux,
Se promènent.
Il chante en toutes saisons,
Bien souvent pour un oui,
Quelquefois pour un non.
On voudrait l'entendre toujours
Car son chant,
Si touchant,
C'est le chant de l'amour.
Le bonheur chante un peu partout:
Dans les airs,
Sur la terre
Et sur l'onde
Il chante, et son air est si doux
Qu'on voudrait
Tous entrer
Dans la ronde.
Il chante au coeur des amants,
Puis, sans qu'on sache ni,
Ni pourquoi ni comment,
Un triste soir il fuit le bal.
Alors, là,
Croyez moi,
Ca fait mal.
Publié par dupilet à 13:30:59 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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