Je l'ai dit et je le répète:
Celui-là est un vrai poète.
La preuve en est, irréfutable:
Je n'entends rien à ses vocables.
Publié par dupilet à 09:00:41 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Je l'ai rencontré dans la gare.
Je le retrouve sur le quai.
Il porte une cravate noire:
Ce n'est pas gai.
Il regarde avec insistance
La pointe de ses gros souliers,
Puis il bat du pied en cadence.
Je vois c'que c'est:
T'as des ennuis dans ta famille,
Ou bien tu cherches du boulot.
Et dans ton pardessus qui brille,
Tu n'as pas chaud.
Sur le quai, on s'agite.
On s'embrasse, on se quitte.
Le train vient d'arriver:
En voitur', s'il vous plaît!
Le temps d'empoigner ma valise,
Et mon voyageur malheureux
Est transformé
-Quelle surprise!-
En amoureux.
Il venait chercher à la gare
La demoiselle de son coeur.
Ce n'est pas une sombre histoire,
Ah! quel bonheur!
Et moi, dans le train qui m'emporte,
Je les regarde s"éloigner.
Je pense à celle qui est morte,
Et que j'aimais.
N.B. Textes illustrés sur site Lire & récréer,
rubrique "Poésie", "Chez Léon".
Publié par dupilet à 09:55:28 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
A force d'égrener les heures,
A force d'égrener les jours,
A force de rires et de pleurs,
On arrive en fin de parcours
Pour jouer le dernier atout
Et se fondre dans le grand Tout.
Publié par dupilet à 08:52:42 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Le temps n'est plus des falbalas.
Today, la belle-que-voilà
Met un tee-shirt et un blue-jean.
Le temps n'est plus des falbalas,
Et encor moins des crinolines.
Le temps n'est plus des pyjamas.
At night, la belle-que-voilà
Trouve que la longue et blanche chemise
N'a rien d'up to date, et n'est plus de mise.
En revanche, elle est toujours prête
A porter la courte nuisette.
Bonne fête aux coquettes!
.
Publié par dupilet à 09:25:37 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Déflorer une forêt vierge ne va pas sans inconvénient.
L'herbe y est haute, et pour se frayer un passage
Sous son ciel à l'épais feuillage,
Il ne faut pas être un feignant.
Ce n'est pas une sinécure
Que de sabrer dans la verdure
Afin de s'ouvrir un chemin,
Un chemin qui ne mène à rien.
Nul bananier providentiel,
Nul cocotier tombé du ciel:
On n'y a pas ce dont on a l'envie.
- C'est un peu comme dans la vie -.
Publié par dupilet à 13:23:25 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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