Peu avant la Libération,
Nous étions vingt en détention.
Si j'ai gardé un souvenir précis
Du soldat qui nettoyait son fusil,
C'est que, quand nos regards se sont croisés,
Nos deux visages se sont éclairés.
Et si, par grand malheur,
Il avait dû, au petit matin,
Me tirer une balle en plein coeur,
Le sien aurait saigné plus longtemps que le mien.
Publié par dupilet à 09:16:06 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (3) | Permaliens
Votre image est en moi
Comme une présence,
Et je n'ignore pas
Qu'ainsi, parfois, commence
Le plus doux des poèmes:
Je vous aime.
Votre image est en moi
Pour toujours, je pense.
Et je me dis: "voilà,
Voilà ma récompense
D'avoir cru, un beau jour,
A l'amour.
Avoir pour compagnie
Une amie si jolie,
Que demander de mieux
Au bon Dieu?
Et je bénis le ciel
D'avoir fait de vous celle
Dont j'avais tant rêvé
En secret.
Votre image est en moi
Comme une présence.
Et, lorsque je vous vois,
Je me dis: "quelle chance!
Elle a bien ces yeux-là,
Ce nez-là!".
Et ce n'est là qu'un peu,
Rien qu'un tout petit peu
De toi.
N.B. Poésies illustrées dites par l'auteur sur site Lire et Récréer.
Publié par dupilet à 13:43:17 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (4) | Permaliens
C'est dans un doux délire
Qu'il se mit à écrire
Mais une porte qui claqua
Le renvoya à ses tracas.
Publié par dupilet à 09:31:53 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (2) | Permaliens
A toutes fins utiles,
Et pour votre gouverne,
Chères petites filles,
Et chers petits garçons,
Sachez que l'huître de Marennes
A de singulières façons,
Et qu'elle a plus d'un tour dans sa coquille.
Ainsi, dans un grand dîner de famille,
Au moment d'être dégustée,
L'une d'elles jeta sur l'invité
Un regard d'une telle intensité
Qu'il en eut l'appétit coupé.
Une autre se laissa ingurgiter
Mais, arrivée à l'entrée du duodénum,
Elle mordit son homme
Avec tant de force au pylore
Que la victime court encore.
Vous avez compris, chers enfants,
Que tout ce qui vit se défend.
.
Publié par dupilet à 09:43:56 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (2) | Permaliens
Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'apprendre à vivre.
Quand on a vingt ans, on a tout le temps,
Le temps d'être content.
Un rayon,
Un rayon de soleil
Suffit pour que l'on ait le coeur en fête.
Vienne,
Vienne la tempête,
Et l'on a la joie d'affronter
Vents et marées.
Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'apprendre à vivre.
Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'être content.
Publié par dupilet à 09:09:11 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (3) | Permaliens
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