Il n'aimait pas perdre la face,
Et c'était tout à son honneur.
Il ne faisait pas la grimace
Et ne montrait pas sa douleur.
Dans sa propriété de Garches,
Ayant glissé sur une marche,
Il descendit son escalier
A une vitesse grand V
On l'aidait à se relever
Quand il dit, d'un ton détaché:
Laissez-moi, je n'ai aucun mal.
Chez moi, c'est ainsi qu"on dévale.
N.B. Texte illustré et vocalisé sur site Lire et récréer,
rubrique Poésies, "Chez Léon"
Publié par dupilet à 16:25:31 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Il a bien de la chanc',
Celui qui prend pitanc'
Sans inflger la mort.
Le loir n'abat pas le pommier.
Le bananier ne périt pas sous la dent du chimpanzé.
- Ils sont chanceux, les fructivores! -.
Les ruminants et les rongeurs
Ne sont pas non plus des tueurs,
Mais les hommes,
Les hommes!...
Publié par dupilet à 06:27:40 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (2) | Permaliens
Les petits poissons ont été inventés
Pour que les gros aient à manger.
Publié par dupilet à 16:10:28 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Je ne suis pas poète
- Non, ne protestez pas!_
Je ne suis pas poète,
Loin de là, loin de là!...
J'ai seulement des mots qui trottent dans ma tête
A longueur d'insomnie.
Je ne suis pas poète,
Que nenni, que nenni!
Je suis source de sons,
Tant mieux si les sons chantent!
J'arrose le cresson
Et je foule la menthe.
La musique des mots me berce, et je m'endors
Au trot, au petit trot d'un Pégase aux yeux d'or.
N.B. Texte illustré et vocalisé sur site Lire et récréer,
rubrique Poésies, Chez Léon.
...
Publié par dupilet à 15:39:39 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
A chacun son boulot.
Moi, j'suis dans un bureau
Tout'la s'maine
C'est pas très rigolo
D'remplir des bordereaux
Par douzaines.
Dans un' gar' de Paris,
Moi, j'm'occup' des colis,
Des bagages
Des heureux qui s'en vont
Pour Cannes ou pour Menton
En voyage.
De huit à douz',
De quatorze à dix-huit,
Le temps ne passe pas assez vite
Et l'malheur, c'est que, même à la maison,
Je pense toujours à ma prison.
Il m'arrive pourtant
D'avoir un peu d'bon temps:
Je m'promène.
J'enfourche mon vélo
Et je vais jusqu'au zoo
De Vincennes.
Là j'vois des ouistitis,
Des zèbres, des grizzlis
Qui s'démènent
Dans un vrai paradis,
Et je m'dis; y'en a qui
Ont d'la veine.
.
Publié par dupilet à 10:39:40 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (5) | Permaliens
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